Blog concernant notre vie littéraire, poétique, cinématographique. Tout ce qui touche à l'art, à l'expression artistique sous toutes ses formes. Tous les moyens d'expression sont reconnus dans ce blog. EXCLURE FORMELLEMENT LA VULGARITÉ ET LA GROSSIÈRETÉ.
Ils étaient les hommes et les femmes du sable, du vent, de la lumière, de la nuit.
... en tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés dans leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par un voile bleu. Avec eux marchaient deux ou trois dromadaires, puis les chèvres et les moutons harcelés par les jeunes garçons. Les femmes fermaient la marche.
Désert. Le Clézio.
dimanche 19 octobre 2008
La branche cachée
La branche cachée.
Une branche de fromager
caressée
retournée
débarrassée de sa gangue de terre, elle était enfouie au coeur de la forêt,
quelques morceaux de métal
pour creuser,
tarauder,
percer,
du verre pour polir,
des couleurs,
des blancs très anciens sortis de la terre et des pigments
végétaux,
des noirs,
un regard sur le visage sculpté,
LE MASQUE né sur les berges du fleuve,
il invite à l'amour,
une maternité,
guérison de l'enfant.
LE MASQUE
créé pour toi,
loin de la ville et des commerces mondialisé.
mardi 7 octobre 2008
Pour Aimé Césaire
En hmmage au poète Aimé Césaire les textes écrits sur ce blog..
En hommage au poète aimé Césaire les textes écrits sur ce blog.
Ceux qui chantent l'Afrique, ses paysages, son art, sa beauté enfin, cette beauté sauvage de l'immensité dans laquelle se perd le regard,du labyrinthe des bolongs, ces grands lacs poissonneux, refuges du lamantin et d'autres animaux marins cachés dans les palétuviers.
La nuit africaine
La nuit africaine nous enveloppe
des masques flottent sur le bolong
Croix du Sud
Doigt de l'éternel posé sur la soyeuse fourrure du ciel
âne gazelle et sauterelle en méditation s'observent.
Ane gazelle roule sur le sable et découvre la calebasse d'un ventre nacré.
La nuit le rythme la sonorité voilée du djembé.
Liane lyre.
Chant de mort de l'enfant étendu de retour au village.
Les ancêtres le veillent.
Suite du texte de P. QUIGNARD: Le Nourrisson
On amena l'enfant qu n'avait que trente jours. Il était dans les bras de sa mère, à moitié endormi. Il ne pleurait pas.
Saint Brice les fit venir tous les deux sous la voûte, dans l'abside.
L'évêque de Tours se pencha vers le nourrisson et lui demanda en présence de tous:
- Est-ce moi qui t'ai ensemencé?
Le bébé ouvrit tout grands ses yeux mais ne répondit pas.
Saint Brice posa sa question en latin.
- Si ego te genui?
L'enfant de trente jours répondit alors aussitôt:
-Non tu es pater meus. ( Ce n'est pas toi qui es mon père.)
dimanche 5 octobre 2008
samedi 4 octobre 2008
Le Nourrisson
Bien des années après que saint Brie fut devenu évêque, une religieuse tourangelle, qui se trouvait être soeur lavandière dans son couvent, mit au monde un fils et nomma saint Brice pour le père.
La cité de Tours se rassembla, gronda, prit des pieres, les lança contre saint Brice. Le peuple criait: - Tu es luxurieux. Tu as pollué une soeur lavandière. Nous ne pouvons baiser un doigt qui s'est sali. Rends- nous ton anneau. Brice répondt simplement: - Amenez moi l'enfant.
A suivre. A suivre
vendredi 3 octobre 2008
Le Nourrisson
En 395, alors qu'ils se trouvaient dans la Sainte-Chapelle de Candes, saint Brice déclara :-Martin
est un radoteur.
Saint Martin s'approcha de saint Brice. Il lui dit :
-Eloigne -toi ! Eloigne-toi ! Mes oreilles sont trop près de ta bouche pour que tu parles.
Malgré cela, aprés la mort de Martin, Brice fut élu évèque par la communauté de Tours.
Les ombres errantes Pascal Quignard
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