Blog concernant notre vie littéraire, poétique, cinématographique. Tout ce qui touche à l'art, à l'expression artistique sous toutes ses formes. Tous les moyens d'expression sont reconnus dans ce blog. EXCLURE FORMELLEMENT LA VULGARITÉ ET LA GROSSIÈRETÉ.
Ils étaient les hommes et les femmes du sable, du vent, de la lumière, de la nuit.
... en tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés dans leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par un voile bleu. Avec eux marchaient deux ou trois dromadaires, puis les chèvres et les moutons harcelés par les jeunes garçons. Les femmes fermaient la marche.
Désert. Le Clézio.
lundi 8 mars 2010
La cotonnade blanche
Sur les branches
une cotonnade blanche
déplacée par le vent.
Frimas d'un hiver prolongé...
le chant du rouge gorge s'éteint et le jabot se gonfle
sous l'emprise du gel.
Un envol de pigeons brise la glace du temps.
Cold Song interprété par Klaus Nomi en miroir du chant de Sting proposé par Agnès.
dimanche 7 mars 2010
Naufrage du Joola.
Le groupe de Théâtre du collège de Diannah-Abéné-Kafountine participe à la création d'un spectacle concernant le naufrage du Joola, ferry assurant la liaison Dakar - Kafountine AR.
Le drame dont les causes ne sont pas élucidées pour l'instant (le seront-elles un jour) s'est déroulé le 26 septembre 2002 au large de la frontière entre le Sénégal et la Gambie.
Nous ne ferons pas ici le procès des responsabilités des dirigeants mais il faut noter la différence entre le nombre de victimes (2000 environ) et la capacité du navire ( 600 passagers).
Le ferry n'était pas de la première jeunesse.
Un film sera réalisé sur un scénario du collectif de théâtre par Aurélie Orban-Lallemant et Godefroy Giorgetti si les autorisations officielles sont accordées.
D'amour et de mort.
voile lumineux
suaire argenté déployé sur l'âme du naufragé
myriade de planètes scintillantes.
notre regard se trouble.
les mains s'étreignent.
Très loin dans la brousse le rythme du djembé...
Nuit chaude de la saison sèche.
une lune pleine dessine la crête des vagues,
nos deux corps palpitent,
progressent sur le sable
le pas s'imprime
pénètre le sol minéral
brise le coquillage fragile.
Trés loin dans la brousse le rythme du djembé...
Souvenir du naufrage,
Joola en perdition sur la mer démontée,
la gîte du navire,
les cris,
panique,
soudain la nuit noire et mugissante,
le chant rauque des flots sur la coque retournée.
Très loin dans la brousse le rythme du djembé...
Plus grave... plus lent...
des chants .
On ne compte plus les victimes.
la plage est belle, la nuit, le jour,
au lever du soleil.
cette nuit est chaude.
nous suons l'amour....
vendredi 5 mars 2010
Un regard.
Une fois traversé le village de Gordes, en Lubéron, le promeneur, marcheur impénitent, celui qui dédaigne les engins à moteur, au détour de la route en lacet, route blanche lumineuse sous le soleil de midi, découvre l'abbaye de Sénanque, joyau enchâssé dans un vallon recouvert de lavande.
Il se dirige vers l'entrée par un chemin qu'il connaît,isolé de la route carrossable.
Après avoir sonné au grand portail qui défend l'intimité des moines en dehors des heures de visite, il demande l'hospitalité, ce qui lui permet de prendre un repas fait de pain, d'eau puisée à la source, et d'un féculent.
Ensuite il ira prier dans le silence de cette architecture Sistercienne.
Une méditation qui lui donnera l'énergie nécessaire pour poursuivre son périple vers le Nord en direction d'un autre lieu de retraite l'Abbaye d'Aiguebelle, en Drôme provençale.
mercredi 3 mars 2010
La kora est issue de la culture mandingue et associée dans la tradition orale du pays à une légende.
La kora fut découverte par le chef de guerre Tira Maghan,qui l'offrit à un de ses compagnons Djelimaly Oulé Diabaté.
La première kora est l'instrument personnel d'une femme génie vivant dans les grottes de Kansala en Gambie.
Le grand chef de guerre fut ému par la musique de cet instrument et décida d'en déposséder la femme-génie pour l'offrir à son ami griot Djelimaly qui la transmit à son fils Kamba. Ainsi elle passa de père en fils jusqu'à Tilimaghan Diabaté qui l'introduisit au Mali.
C'est l'instrument du griot,indissociable de cette caste à laquelle appartiennent ces troubadours africains gardien de la tradition orale.
La kora n'est pas que musique. Elle transmet la tradition, que ce soit la joie ou la tristesse. Elle est intimement liée à la poésie du verbe
mardi 2 mars 2010
Le Griot Rouge / Ablaye Cissokho
Les jardins de l'Alliance Française de Ziguinchor sont parfumés de senteurs épicées, de l'odeur forte du feu de bois, une odeur pour moi capiteuse et pleine de rêves étranges. Les corps s'étreignent et le coeur laisse s'échapper les mélopées de la brousse. Le choc des vagues sur la plage déserte est un rythme lancinant. Ablaye Cissokho est originaire de St Louis du Sénégal. Joueur de kora il passe avec aisance du jazz aux sons cristallins de l' instrument. Sa voix chaude , étouffée, chante la paix avec une ferveur quasi religieuse. Une douceur dans le regard.
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