Ils étaient les hommes et les femmes du sable, du vent, de la lumière, de la nuit.


... en tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés dans leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par un voile bleu. Avec eux marchaient deux ou trois dromadaires, puis les chèvres et les moutons harcelés par les jeunes garçons. Les femmes fermaient la marche.


Désert. Le Clézio.

vendredi 19 mars 2010

Photo Artur

Artur le félinosophe, comme Diogène dans son tonneau vit dans un panier confectionné par un paysan ardéchois.

jeudi 18 mars 2010

mercredi 17 mars 2010

J'aime ce chant et cette musique.

Sarah Blazco "All I want" Strange bird on my balcony strange bird in my heart I'm a strange bird a black bird.

lundi 15 mars 2010

Le Choc. Cazals Christian. Miscellanées

... Reçu à la lecture du " Point" hebdomadaire du 16 Mars 2010. Dans un excellent article Elisabeth Lévy nous parle de l'exposition du Musée d'Orsay. En frontispice une terrible photo de la guillotine, "La Veuve", luisante de sang répandu et de crasse déposée par les deux siècles d'utilisation. Elle dresse son sinistre squelette à l'entrée de l'exposition initiée par Robert Badinter ex-ministre de la justice, tombeur de la peine de mort, et de Jean Clair commissaire de l'exposition. Je vous invite à vous procurer ce numéro du "Point" et à vous imprégner de la lecture de l'article. Certainement une réflexion importante naîtra et vous méditerez sur la sauvagerie de cette peine qui fut pendant deux siècles la peine capitale de notre pays. Remercions Jean Clair et Robert Badinter de ce travail entrepris. Je vous donne à lire les premières lignes de l'article d'Elisabeth Lévy: "Ce jour -là en arrivant au musée d'Orsay, les employés affectés à la sécurité ont eu un haut-le-coeur, peut-être même un moment de panique: la guillotine! Elle était là, dressée, symbole fascinant et effroyable, instrument de justice et en même temps arme du crime entre les crimes puisqu'elle a entamé sa carrière de prés de deux siècles en prêtant son concours à un régicide...".

dimanche 14 mars 2010

jeudi 11 mars 2010

Christian CAZALS extrait de" In Octavo Ed" Harmonie 2

L'eau, l'enfant
Très tôt, quand la rosée monte du sol et enveloppe le corps des amants - gelés, pétrifiés - le soleil peine à passer par-dessus les montagnes.
Encore la nuit.
Enfant je marche d'un pas décidé sur le chemin de terre qui longe la rivière.
Elle s'élargit en ce lieu.
Le torrent qu'elle fut dans les montagnes s'épanche,étire ses méandres,calme son cours impétueux.
Les berges de sable caillouteux deviennent des hanches de femme alanguie, étalée, offerte dans la nuit douce qui disparaît enfin pour laisser la place au matin odorant, matin frais de roses en larmes, de chants d'oiseaux et d'aboiements de chiens errants.
Des poissons bondissent, la surface sombre de l'eau s'irise des couleurs multiples du soleil levant.
La vie est intense parmi les mouches, les insectes à pattes fines et désarticulées, les fleurs aquatiques et les ronces serpentines nées de la vase et qui s'étirent jusqu'aux herbes hautes des prairies.
Le jeune promeneur solitaire, canne de bambou noir sur l'épaule, bottes crottées, avance d'un pas décidé vers ce qui depuis le début de mon séjour m'attire, me fascine.
Le gouffre.
C'est presque un lac situé dans une boucle de cette rivière.
Un lac très calme après la chute sur les rochers,
l'écume,
les sauts de truites.
Une eau qui se précipite avec force,
tourbillonne,
s'écrase sur la falaise,
et meurt en s'assombrissant au pied d'une grotte
illuminée par le rouge du soleil.
S'asseoir sur l'arbre abattu,
contempler,
penser qu'il faudrait habiter là, dans ce trou d'ombre.
Au centre
Passer mes journées à essayer de percer le mystère de ce miroir,
sonder sa profondeur,
son calme.
Les vieux du village racontent...
les soldats fusillés précipités dans ce linceul frissonnant,
les enfants nés et noyés aussitôt.
Le jeune pêcheur s'interroge avant de lancer l'appât.
Y aurait-il sacrilège dans ce geste simple?
Que retirer de cet insondable trou d'eau?
Il n'y a pas de fond disent les vieux.
Peut-être une correspondance avec un monde mystérieux.
Dans le lointain,
les cloches, les sonnailles, l'angélus,
l'enfant se rendort, la tête posée sur une pierre ronde,
un peu de mousse sous la nuque.
Un serpent d'eau, effilé, luisant, file vers la cascade,puis plonge dans les remous.