Ils étaient les hommes et les femmes du sable, du vent, de la lumière, de la nuit.


... en tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés dans leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par un voile bleu. Avec eux marchaient deux ou trois dromadaires, puis les chèvres et les moutons harcelés par les jeunes garçons. Les femmes fermaient la marche.


Désert. Le Clézio.

vendredi 11 février 2011

Le labyrinthe

Les murs de roche et de sable rouge intimement unis en un ciment parsemé de quartz
s'élèvent et masquent le rayonnement lumineux du soleil
par endroit des éboulis bloquent le cheminement
il faut alors s'infiltrer entre deux roches
fouler du pied la poussière des années de combat
il y a certainement du sang répandu

SEC

infiltré

soudain les murs s'élargissent
un mur délabré ferme le passage
il semble qu'un gémissement vient du sol
de la terrasse parsemée d'ouvertures
formes carrées, entrées de plusieurs puits sombres, alignement militaire,
ouverture des culs de basse fosse,
le couchant saigne,
nous deux nous arrêtons
les regards se croisent
les yeux se mouillent,
les mains s'étreignent.

La pensée troublée
ressort
se libère de l'emprise du sol
nous nous dirigeons vers le grand portail
largement ouvert sur l'étendue du désert.

Le vent devient froid.

Une derrière roche à franchir.

La forteresse en ruine aux murs couverts de graffitis.

Refuge de militaires portugais,
                              espagnols,
                              français.

Temps de combats acharnés.
Murs criblés d'impacts
Vieux bois des portes fendues par l'arme blanche.



lundi 7 février 2011

Lecture du blog POEZIBAO lundi 07 février 2011

lundi 07 février 2011

vendredi 4 février 2011

Une Fulgurance la VIE; Une transe, une Danse . Les Têtes Raides


Têtes Raides, EPK "Fulgurance"
envoyé par totoutard. - Regardez plus de clips, en HD !

Les Fissures Christian CAZALS.

Je reviens d'un lieu fissuré, morcelé, un lieu dont la végétation luxuriante est en larmes, le bruit et la fureur encombrent les avenues déchiquetées, les moteurs crachent des vapeurs de mort lente, les enfants tendent les bras, ouvrent leurs mains noircies par la poussière, sourient. Il y a souvent des trous à la place des dents.
Il y a cinquante ans. J'avais vingt ans et je n'ai rien compris...

Maintenant je regarde avec avidité, j'essaye de comprendre, et je ne comprend toujours pas.
Une amie me parle d'Encre Africaine. J'essaye d'avoir l'encre africaine. Mais ce n'est pas facile.

Je laisse la parole à Edem KODJO, Ecrivain Togolais:

" Et comment te nommerai-je? Mère nourricière? Continent primordial, source et origine de l'humanité?
Comment te nommerai-je, toi, Afrique, dont plusieurs de tes fractures appelées États - peut-on les appeler autrement? - vont s'aligner frénétiquement, noyant leur chagrin structurel dans une joie éphémère, sans lendemain, procurée par des festivités célébrant le cinquantième anniversaire de leur indépendance?
Vous avez dit " indépendance"? Soit je l'accepte,  je ne chicanerai pas sur ce point: indépendance, d'accord! Indépendance dans la dépendance absolue, totale: mains tendues dans l'attente de la manne salvatrice, habitude contractée depuis longtemps."

En trempant la plume dans mon encre africaine je vais essayer de vous parler de ce voyage qui n'a rien d'une partie de chasse ou de pêche au gros, de farniente en 4* avec boys et jolies serveuses de bar. 

dimanche 30 janvier 2011

Pour fate-biscuit. Journal de route.

J'ai rencontré un homme  bleu.

Je rentre de voyage. Une nuit de pleine lune dans le Sud Mauritanien.
La route encombrée de militaires. Les ordres fusent.
Le gel emporte les voix et les moteurs fument.

Bloqués dans un trou à rats.

Tout est allé très vite. Lui, l'homme bleu, l'homme sable, un chauffeur, deux gardes, un regard, les yeux sont gris,
une parole en forme de sourire, le bleu nous enveloppe, le cuir des sièges est rêche, la barrière douanière se lève, et les trois véhicules s'enfoncent dans la savane, à tombeau ouvert sur la piste ondulée.
L'homme bleu dans son véhicule ouvre la route. Des animaux étranges traversent et disparaissent dans les fourrés. Un homme sable ferment la colonne.

Plus tard nous nous enfoncerons dans le désert de sable pour rejoindre un campement dans lequel nous prendrons un peu de repos, hommes et femmes mélangés. Le repas commun, le thé, les prières dites aux heures de la nuit.
Quand le jour se lève, l'homme bleu, les hommes sable préparent le thé, les ablutions et les prières sont dites.

Le vent du désert est glacial.

mardi 11 janvier 2011

Les pistes de latérite.

Enfin sortis des pistes de latérite, le désert et les dunes mouvantes.
Les nuits froides et le ciel constellé.
Des chants dans le lointain.