Ils étaient les hommes et les femmes du sable, du vent, de la lumière, de la nuit.


... en tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés dans leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par un voile bleu. Avec eux marchaient deux ou trois dromadaires, puis les chèvres et les moutons harcelés par les jeunes garçons. Les femmes fermaient la marche.


Désert. Le Clézio.

dimanche 30 janvier 2011

Pour fate-biscuit. Journal de route.

J'ai rencontré un homme  bleu.

Je rentre de voyage. Une nuit de pleine lune dans le Sud Mauritanien.
La route encombrée de militaires. Les ordres fusent.
Le gel emporte les voix et les moteurs fument.

Bloqués dans un trou à rats.

Tout est allé très vite. Lui, l'homme bleu, l'homme sable, un chauffeur, deux gardes, un regard, les yeux sont gris,
une parole en forme de sourire, le bleu nous enveloppe, le cuir des sièges est rêche, la barrière douanière se lève, et les trois véhicules s'enfoncent dans la savane, à tombeau ouvert sur la piste ondulée.
L'homme bleu dans son véhicule ouvre la route. Des animaux étranges traversent et disparaissent dans les fourrés. Un homme sable ferment la colonne.

Plus tard nous nous enfoncerons dans le désert de sable pour rejoindre un campement dans lequel nous prendrons un peu de repos, hommes et femmes mélangés. Le repas commun, le thé, les prières dites aux heures de la nuit.
Quand le jour se lève, l'homme bleu, les hommes sable préparent le thé, les ablutions et les prières sont dites.

Le vent du désert est glacial.

mardi 11 janvier 2011

Les pistes de latérite.

Enfin sortis des pistes de latérite, le désert et les dunes mouvantes.
Les nuits froides et le ciel constellé.
Des chants dans le lointain.

mardi 21 décembre 2010

Léopold Sedhar Senghor




Que je dorme sur la paix de ton sein,
dans l'odeur des pommes cannelles.
Nous boirons le lait de la lune,
qui ruisselle sur le sable à minuit.

modèle: Catie                                         ©christian cazals
                                                      (Léopol Sedhar Senghor)




Pendant une période de 2 mois environ les différents billets de ce blog parviendront sur un rythme aléatoire
depuis un cyber café de brousse.
Cependant vous pouvez expédier des mails qui nous parviendront malgré les interruptions techniques qui sont fréquentes.   Hasta la vista

VANITE DES VANITES

" Vanité des Vanités tout est vanité "

                                                   
L'Ecclésiaste




...et poursuite du vent.

samedi 18 décembre 2010

C'était Boris Vian.

Boris Vian était un musicien, il jouait de la trompette.
C'était un écrivain.
En 1947 il publie l" écume des jours". J'avais 7 ans et le bruit des bombes résonnait encore dans ma tête.
Je commençai à savoir qui était Hitler, Pétain...
Et puis il a écrit le Déserteur, et chanté.
D'autres aussi.
Il participait à des films.
A 10 ans j'ai lu sous le manteau "J'irai cracher sur vos tombes". J'ai bien aimé.
Boris Vian a fait un film. Qui fut interdit. En visionnant la copie de ce film son cœur a dit MERDE.
Il s'est transformé en fleur, s'est étendu, s'est arrêté de battre.
 



 

vendredi 17 décembre 2010

Affronter le Vent

Nus au désert

Sexe tendu face au rugissement   ELLE  s'ouvre en corolle
                                                                                        de blanche laitance
                                                                                        de carmin échevelé

chevelure

les bras sont en extase
et le ventre chante un AVE.

Nus au désert ils vont, s'aiment et se giflent

leurs pas dévalent les dunes, s'abîment sur les roches, et leurs ongles se pénètrent en flagellations purpurines.

Le sable masque l'horizon

l'œil brûle,               DES LARMES DE SABLE


Un dromadaire urine et blatère,


                                                 loin au delà du défilement des dunes  le tambour voilé.


J'AIME ÉTREINDRE LA FEMME SOUPLE DANS SA MAGNIFICENCE.


La Boussole s'affole.



© Décembre 2010 christian cazals

LES FILLES ROUGES

Samedi 18 Décembre
"Les Filles Rouges"
Montpellier
"En l'Honneur de Bacchus, il y aura du vin" 

"CHAUD"
©  Agnès Vincent BALAY

Venez Tous.

Déambulation centre ville
Entre Chambre économique
&

Place de la Comédie
14h30

I3akicoeur a ajouté un nouveau commentaire sur votre message "LES FILLES ROUGES" :

Bacchus, ou plutôt ses représentations, sa métaphore on va dire, l'ont toujours accusé, à tort, à mes yeux. C'est un personnage de luxure pour lequel j'ai toujours eu du mal à m'enchanter. Du moins avant. Avant ma vie, avant, pendant les cours de latin, les pièces de théâtre. Avant le monde. Maintenant, il m'attire particulièrement, je ne saurais l'expliquer ou peut-être à cause de mes racines Lusitaniennes.