Ils étaient les hommes et les femmes du sable, du vent, de la lumière, de la nuit.


... en tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés dans leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par un voile bleu. Avec eux marchaient deux ou trois dromadaires, puis les chèvres et les moutons harcelés par les jeunes garçons. Les femmes fermaient la marche.


Désert. Le Clézio.
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lundi 8 novembre 2010

JAN PETRUS. Il se souvient de ce poème qui l'accompagna pendant son voyage.

SENSATION

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,

Picoté par les blés, fouler l'herbe menue:

Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds,

Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

*
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien:

Mais l'amour infini me montera dans l'âme,

Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,

Par la Nature,- heureux comme avec une femme.

dimanche 7 novembre 2010

JAN PETRUS LE RETOUR





Déjà plusieurs mois que Jan Petrus, après une nuit Parisienne mouvementée dans les hauts Lieux Germanopratins et Montparnos du Dôme, du Flore, Blue Note et autres boîtes de jazz, nous a quitté pour l'aventure africaine sur la piste de Rimbaud, grand marchand d'armes et immense poète devant l'éternel, peut-être aussi pourvoyeur contre monnaie sonnante et trébuchante de coke, H, et autres produits favorisant le paradis artificiel de la"gentry" parisienne.
Et le revoilà. Dégingandé, amaigri, presque noir, des cheveux auburn tirant sur le rouge de henné, retombant en boucles sur les épaules, un sac de toile kaki en bandoulière.


"- Elle était fort déshabillée
Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malinement, tout près, tout près."


C'est la Première Soirée... de Rimbaud  et aussi de Jan Petrus dans la ville Yéménite d'Aden où Rimbaud passa des soirées d'amour et de marchandage... Et de poésie.

"Assise sur ma grande chaise,
Mi-nue, elle joignait les mains.
Sur le plancher frissonnaient d'aise
Ses petits pieds si fins, si fins."


Il débarque du Marseille - Paris à la Gare de Lyon.
Par économie, il est fauché et le chèque de l'éditeur va arriver à petits pas, l'atterrissage s'est fait à Marseille
et puis il aime bien cette gare... Le Train Bleu souvenir des années folles... un p'tit repas tout simple le replonge dans la vie parisienne. Un coup de rouge... autre chose que le thé des peuples du désert...

vendredi 9 avril 2010

Jan Petrus. Petite chambre de l'hôtel du Panthéon. Gravure bizarre

Hôtel du Panthéon
Nuit lourde
L’alcool coula à profusion au Dôme.
Malgré la marche à pieds
Dans la froideur de l’hiver
La tête tourne et les yeux sont troubles.
Jan Petrus prend une longue respiration dans le petit matin.
C’est décidé
Il va déambuler jusqu’au café de Flore.
Son Q.G quand il débarque dans le Paris de ses jeunes années.
Pas alerte pour éveiller la vieille musculature
Le jardin du Luxembourg
Et direction St Germain des Prés.
Des galeries
La porte encore close.
Des tableaux…Des photos…
Un Titan accroupi accroche son œil de spécialiste.
Il reviendra.
Ouais ! C’est sûr.
Enfin s’écrouler sur le siège qui lui tend les bras.
Encore le désert.
Des noctambules passent rapidement et vont s’enfiler dans les draps de quelques bouges.
Un p’tit crème et un croissant.
Il se met à rêver.
Aux Titans.