Ils étaient les hommes et les femmes du sable, du vent, de la lumière, de la nuit.


... en tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés dans leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par un voile bleu. Avec eux marchaient deux ou trois dromadaires, puis les chèvres et les moutons harcelés par les jeunes garçons. Les femmes fermaient la marche.


Désert. Le Clézio.
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mardi 19 mars 2013

Christian pense à vous...



Christian est encore exilé
au pays des blouses blanches
Aux pas feutrés...

Sa plume en suspens
Trace à mots invisibles
Le courage inébranlable  
Du poète ..



le Printemps arrive




Voici de quoi ranimer 
La sève endormie...






Les jours meilleurs ne sont pas loin....







lundi 15 novembre 2010

Pousser une Porte...

Pousser les portes, pousser des portes, une porte est fermée, il faut la pousser, et parfois cogner, d'abord des petits coups discrets, puis avec le poing, et les pieds, elle reste obstinément fermée.
Fermée à double tour comme certains visages, certains corps. Le baiser est impossible, la caresse froide sans vie. Un silence, vertigineux, le silence de la mort. Obéir à la demande d'une muse, une, dangereuse, car il faut lui dire ce qui fait le pas lent et mesuré vers elle, pousser à nouveau la porte qui cède enfin, au petit matin, lumière dans l'entrebâillement, des bribes de phrases et de mots.
J'ai poussé cette porte, un petit grincement, du froid a frappé mon visage, une lumière pâle, des voix, un chant mélancolique, un oiseau blanc, jeune palombe prisonnière s'est envolée agitant des ailes cendrées. Une parade nuptiale.
Et cette main surgissant de l'espace lumineux. Une main tendue. La prendre, la toucher, la réchauffer, puis la baiser longuement. Lentement je disparus dans l'ouverture lumineuse.
Se retrouver étendus sur une couche blanche d'un tissu d'orient bordé de soie cramoisie.
Plonger dans le songe royal des amants.