Ils étaient les hommes et les femmes du sable, du vent, de la lumière, de la nuit.


... en tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés dans leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par un voile bleu. Avec eux marchaient deux ou trois dromadaires, puis les chèvres et les moutons harcelés par les jeunes garçons. Les femmes fermaient la marche.


Désert. Le Clézio.

jeudi 15 octobre 2009

Innondations au Sénégal et à Dakar

SENEGAL-CULTURE-SOCIAL

Un jeune peintre veut exposer la souffrance indicible des victimes des inondations

08/10/2009 16:56 GMT

Dakar, 8 oct (APS) - Le peintre sénégalais Jean-Luc Badiane, 29 ans, projette d’organiser, en début novembre prochain, une exposition au Centre culturel Blaise Senghor, en hommage aux sinistrés des dernières inondations enregistrées au Sénégal et à Dakar en particulier.

Par ce biais, a expliqué le jeune peintre à l’APS, il espère refléter à travers son art la souffrance insoutenable devenue presque banale de populations de la banlieue dakaroise notamment qui ont vu leurs maisons emportées par les eaux du fait des intempéries.

A l’appui de son projet, Jean-Luc Badiane a évoqué le désarroi de citoyens, selon lui, laissés à eux-mêmes ou presque, privées de tout et surtout du minimum vital, nécessaire pour survivre. A défaut d’avoir une vie décente qui ne serait que rêve dans ces localités où ils pataugent dans des eaux tout sauf bienfaitrices.

Se présentant lui-même comme un habitant d’une banlieue dakaroise meurtrie et défigurée bien avant ces intempéries, Jean-Luc badiane a indiqué que ses peintures tenteront de raconter par le menu un désastre qui, selon lui, n’est pas perçu comme il devrait l’être par le reste de la population, comme par les autorités d’ailleurs.

Peintre de ‘’la galère’’ et des ‘’difficultés sociales’’, surtout des jeunes, Badiane parle tout aussi bien, avec émotion, de ces pères de familles désemparés d’impuissance, devant le spectacle triste de leurs maisons abandonnées du fait des eaux.

’’Pour un père de famille, ça fait mal’’, commente l’artiste, qui ne croit pas si bien dire, si l’on sait que ces mêmes chefs de ménages ont l’obligation, par tous les moyens, de subvenir en même temps aux besoins de leurs progénitures, dans un contexte général marqué par les difficultés sociales et la crise ambiante.

Mais l’artiste ne compte pas s’arrêter là, puisqu’il envisage d’organiser, en début 2010, une seconde exposition à la galerie Le Manège, sur le thème des ‘’difficultés sociales’’ auxquelles les populations sont confrontées de façon générale. Cette dernière manifestation pourrait être collective, mais pourrait servir à l’occasion de lien entre les différentes préoccupations d’artiste.

En fait, Jean Luc Badiane dit être surtout inspiré par les difficultés vécues par les populations, à Dakar, où il réside, et en Casamance, sa région d’origine fortement présente dans ses tableaux, à travers les affres de la guerre et la désolation née du conflit armée dans cette région du sud du pays.

Dès sa sortie en 2002 des ateliers ‘’Sow arts et Déco’’ où il a été initié à la peinture, Jean-Luc Badiane s’est attaqué, en rapport avec sa région d’origine, au thème du drame de la guerre et de la nécessité de la paix.

’’Le peuple casamançais souffre’’, dit-il, en citant les braquages, les déplacements récurrents de populations fuyant les conséquences d’une situation de ni guerre ni paix, ainsi que les ravages des mines antipersonnel.

A cet effet, il a organisé sa première exposition au centre culturel Balise Senghor, en 2006.

BK/CTN

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1 commentaire:

Lung Ta Zen a dit…

pas de présentation d'une toile au moins , pour mieux le connaîre ?

chaleureusement

frédéric :)