Ils étaient les hommes et les femmes du sable, du vent, de la lumière, de la nuit.


... en tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés dans leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par un voile bleu. Avec eux marchaient deux ou trois dromadaires, puis les chèvres et les moutons harcelés par les jeunes garçons. Les femmes fermaient la marche.


Désert. Le Clézio.

mercredi 2 mars 2011

RACINES

IMPRESSION



Rameaux encore fragiles se courbant vers le sol - le vent souffle - fait gémir les branches des arbres, certaines se brisent, quand la tempête atteint l'acmé, quand les nuages gris défilent et masquent le soleil, quand les voix des chasseurs et les cris des oiseaux de proie deviennent un hurlement guerrier, une invite au combat.

Certains grandissent, une écorce protectrice les habille, leurs racines s'étalent ou plongent profondément dans ce puits d'énergie. Une matrice, un creuset de feu et d'amour qui permet à l'arbre de grandir, d'étaler ses branches, de se vêtir de feuillage argenté, de se gorger de liquide, sucré, salé, épais, liquoreux, semence semblable à celle de l'homme.

Plusieurs années le mèneront à maturité.

Alors il resplendit, une gravure sobre étalée sur le corps de la terre. La Terre... Mère.

Immobile dans sa nudité d'accouchée.

A l'intérieur une flamme la nourrit. C'est une œuvre. Une œuvre d'art.

UN CORPS PEINT.

Un corps en joie

1 commentaire:

I3akicoeur a dit…

Cette photo est très belle. Cet arbre est aussi magnifique.

Comme cela a du être une belle expérience de parcourir cette terre dorée.
=)